Le cerveau à tous les niveaux est financé par l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT), l'un des 13 instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

L'INSMT appuie la recherche dans différents domaines afin de réduire l'incidence des maladies du cerveau. L'INSMT fait ainsi progresser notre compréhension des systèmes sensoriels, moteurs, affectifs et cognitifs, bref de tous les aspects de la pensée humaine.

Contribuant à de nombreuses initiatives internationales, l'INSMT vise plus particulièrement à améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens en appliquant ces nouvelles connaissances et en les diffusant le plus largement possible.

C'est dans cet esprit que le directeur de l'INSMT s'associe à la démarche multi-niveaux de ce site permettant d'expliquer sans les réduire les phénomènes biologiques et socioculturels derrière nos processus mentaux.


Mercredi, 27 avril 2011
Les débuts de la neurochirurgie moderne

La forme la plus ancienne de neurochirurgie est probablement la trépanation, qui consistait à percer le crâne pour permettre aux esprits malins de sortir du cerveau. On a par exemple retrouvé le crâne d’une jeune fille trépané au silex environ 3500 avant J-C. Et ce qu’il a de remarquable, ce sont les marques de cicatrisation qui suggèrent qu’elle aurait survécu à cette trépanation.

La neurochirurgie moderne ne naîtra véritablement qu’à la fin du XIXe siècle, lorsqu’on ouvrira les méninges pour intervenir directement sur le cerveau. Mais les premiers pas de la neurochirurgie furent difficiles : le taux de survie pour toute procédure chirurgicale impliquant l’ouverture du crâne n’était que de 10 % !

Arrive alors Harvey Cushing (1869-1939) qui est considéré comme le « père de la neurochirurgie moderne ». Au début du XXe siècle, en développant un grand nombre de techniques nouvelles, ce chirurgien américain va augmenter de façon spectaculaire ce taux de survie après une neurochirurgie à plus de 90 % !

Cushing n’avait pas peur d’improviser des solutions nouvelles aux problèmes que posait la neurochirurgie. Par exemple, le problème principal des hémorragies, dû à la dense vascularisation du tissu cérébral, qui emportaient souvent le patient. Cushing a donc mis au point toutes sortes de petits outils pour empêcher les vaisseaux sanguins cérébraux de trop saigner, comme des petits clips qui permettaient de pincer les vaisseaux sanguins et stopper l’hémorragie.

Cushing était aussi un artiste talentueux qui faisait, immédiatement après ses opérations, des dessins qui contenaient beaucoup d’information sur la façon dont il avait ouvert le crâne, les parties du cerveau qu’il avait touchées, etc.

On estime que Cushing a enlevé avec succès durant sa carrière plus de 2 000 tumeurs au cerveau. Et c’est le 15 avril 1931, donc presque exactement il y a 80 ans jour pour jour, qu’il a fait sa 2 000e opération pour une vérification de tumeur cérébrale ! Le premier lien ci-bas permet d’ailleurs de voir un extrait filmé de cette 2 000e opération.

d_lien Harvey Cushin’s 2000th tumor resection.
d_lien Video : Inca Trepanation
i_lien Harvey Cushing photo journal
i_lien Dr. HARVEY CUSHING – A BOOK OF PHOTOGRAPHS
a_lien L’histoire de la Neurochirurgie, par Bernard Alliez

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