Le cerveau à tous les niveaux est financé par l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT), l'un des 13 instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

L'INSMT appuie la recherche dans différents domaines afin de réduire l'incidence des maladies du cerveau. L'INSMT fait ainsi progresser notre compréhension des systèmes sensoriels, moteurs, affectifs et cognitifs, bref de tous les aspects de la pensée humaine.

Contribuant à de nombreuses initiatives internationales, l'INSMT vise plus particulièrement à améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens en appliquant ces nouvelles connaissances et en les diffusant le plus largement possible.

C'est dans cet esprit que le directeur de l'INSMT s'associe à la démarche multi-niveaux de ce site permettant d'expliquer sans les réduire les phénomènes biologiques et socioculturels derrière nos processus mentaux.


Lundi, 18 avril 2011
Les effets néfastes de la pauvreté sur le cerveau



Notre cerveau est très sensible à l’environnement dans lequel il se développe, en particulier durant l’enfance. Depuis les expériences des années 1960 sur les rats élevés dans des milieux riches en stimulations sensorielles et sociales, il ne fait plus de doute qu’un environnement enrichi favorise le développement du cerveau, alors qu’un environnement pauvre le ralentit.

Chez l’humain, on ne compte plus les études qui montrent qu’un faible statut socio-économique, habituellement associé à un environnement appauvri, altère des fonctions comme l’attention, la mémoire de travail, les capacités langagières, le contrôle de soi, etc. Sans parler des effets globaux néfastes des inégalités sociales sur la santé, avec des espérances de vie de 10 ans de moins dans les quartiers pauvres comparés aux quartiers riches d’une ville comme Montréal (Québec), par exemple…

Au dernier congrès de la Société pour les neurosciences à San Diego à l’automne 2010, Helen Neville, de l’Université de l’Oregon, est venu présenter ses travaux sur les cerveaux d’enfants de 3 à 5 ans grandissant dans des milieux pauvres. Bien sûr elle observe les ralentissements cognitifs habituels chez les enfants négligés. Mais elle montre aussi qu’il est possible, en sensibilisant les parents et en travaillant l’attention et le contrôle de soi avec les enfants, de diminuer leurs problèmes de comportement et d’améliorer leurs habiletés cognitives et sociales.

Cette chercheuse est aussi responsable du site web « Changing Brains » qui comprend une douzaine de vidéos sur des conditions simples à favoriser pour assurer le développement harmonieux d’un jeune cerveau.

i_lien Neuroscience exposes pernicious effects of poverty
i_lien Changing Brains

Le développement de nos facultés | 3 commentaires »


3 commentaires à “Les effets néfastes de la pauvreté sur le cerveau”

  1. esperanza dit :

    voila une reponse a des questions que je me posais…

  2. Francine dit :

    Je fais l’adaptation d’un livre américain sur la pauvreté, le cerveau et l’éducation. Existe-t-il des recherches québécoises sur le sujet?

  3. young dit :

    je voudrais trouver les infos complémentaires en espagnol ou français

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