Le cerveau à tous les niveaux est financé par l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT), l'un des 13 instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

L'INSMT appuie la recherche dans différents domaines afin de réduire l'incidence des maladies du cerveau. L'INSMT fait ainsi progresser notre compréhension des systèmes sensoriels, moteurs, affectifs et cognitifs, bref de tous les aspects de la pensée humaine.

Contribuant à de nombreuses initiatives internationales, l'INSMT vise plus particulièrement à améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens en appliquant ces nouvelles connaissances et en les diffusant le plus largement possible.

C'est dans cet esprit que le directeur de l'INSMT s'associe à la démarche multi-niveaux de ce site permettant d'expliquer sans les réduire les phénomènes biologiques et socioculturels derrière nos processus mentaux.


Lundi, 6 décembre 2010
L’insomnie pour traiter la dépression ?

insomnie-depressionLe manque de sommeil a un effet bénéfique sur la dépression. Voilà un phénomène aussi contre-intuitif que bien documenté par plus de 75 études publiées depuis 40 ans !  S’il n’est pas plus répandu dans l’arsenal de traitement contre la dépression, c’est d’une part parce que l’insomnie prolongée peut également avoir des effets néfastes non négligeables au niveau cognitif; et d’autre part, parce que l’amélioration de l’humeur produite par l’insomnie se dissipe quand on récupère inévitablement le sommeil.

Néanmoins, l’effet est si robuste, rapidement établi et porteur d’espoir que plusieurs recherches sont en cours à son sujet. Certaines semblent par exemple indiquer que l’activité d’une structure cérébrale particulière, le cortex cingulaire antérieur, qui est supérieure à la normale chez les personnes déprimées, se calme après une insomnie.

D’autres se sont intéressées aux antidépresseurs trycycliques qui ont pour effet secondaire de perturber le sommeil paradoxal (ou « REM sleep »). On se demande si l’insomie ne produirait pas son effet de la même façon, en diminuant la durée de ce cycle de sommeil particulier. Des indices génétiques vont en tout cas en ce sens: les risque de dépression sont plus grands dans les familles ayant la particularité génétique rare d’avoir beaucoup plus de sommeil paradoxal que la normale.

i_lien In Sleepless Nights, a Hope for Treating Depression
a_lien Sleep deprivation as a model experimental antidepressant treatment: Findings from functional brain imaging

Dormir, rêver..., Les troubles de l'esprit | 1 commentaire


Un commentaire à “L’insomnie pour traiter la dépression ?”

  1. edi dit :

    ahah

    c’est sur que si on empêche les gens de penser (ou de rêver), ils n’auront pas de problème de dépression. Je n’ai encore jamais vu un robot dépressif ! :)

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